Poclain et la concurrence, 2ème partie
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J'ai pris le parti de continuer, dans un premier temps, de traiter le sujet de Poclain et la concurrence avec cet exemple de la RH75. Bénéficiant d'un stock important de documents, il me faudra des années avant de tout regarder, même superficiellement. D'ailleurs, on a la chance, vous et moi, de pouvoir bénéficier de ce support papier si riche et surtout vrai, réel. A l'ère du tout numérique, de l'IA, j'ai la certitude que ce contenu ne disparaitra pas, du moins tant qu'on en prendra soin. Curieusement ce ne sera sûrement pas le cas de ce blog ou des articles, il suffirait d'un simple clic mal intentionné pour tout voir disparaître même si mes sujets n'ont aucun caractère politique et ne portent pas atteinte à qui que ce soit.
Malgré tout, soyons vigilant, ne voyons pas dans ces nouvelles technologies qu'un simple "Entertainment", il suffit de regarder la multiplication des fakes où il sera bientôt difficile de faire la part des choses entre vérité et manipulation. Il suffit déjà de voir ne serait-ce que les récupérations d'images et de textes par des brouteurs et l'incapacité des lecteurs à le constater mais à bêtement liker ! ! ! Ok ce n'est pas essentiel, mais ça interroge quand même sur cette aptitude de l'être humain à tout avaler, à tout accepter sans discernement. Je ne sais pas si c'est un effet de mode mais après avoir vu beaucoup de pseudos à consonances américaines, je constate un déplacement vers l'Asie....
REVUES DE PRESSE
Parmi les documents étudiés par le Bureau des Études Commerciales, il y a aussi une revue de presse internationale. Revues allemandes, anglo-saxonnes ou sud-américaine, tout est passé au crible. C'est aussi là qu'on se rend compte de l'importance du réseau mondial de Poclain, tous les intervenants sont mis à contribution et font remonter au Plessis-Belleville tout ce qui parait, comme en témoignent ces quelques exemples, à charge pour les différents services du BEC de les exploiter.
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Cette publication est sans doute issue d'une revue très spécialisée comme il en existe encore aujourd'hui mais qui s'adresse à un public averti. Pas de surligneur mais un bon vieux stylo rouge pour souligner les points importants, et avant tout avoir un maximum d'informations afin d'analyser les performances de la machine. D'ailleurs dans ce genre de publication, on ne parle pas de cabine, de design ou autres futilités, on étudie avant tout des capacités, des rendements tout en tenant compte des matériaux, des conditions de travail, et on n'en tire aucune conclusion hâtive.
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COMPTE-RENDU D'ACTIVITES
Dans les différents services Poclain, des agents parcouraient le monde, mise en service de machines, visites des agences, et c’était aussi l'occasion d'aller voir quelques chantiers où œuvraient des Poclain mais surtout d'en profiter pour observer la concurrence. Ne soyez pas surpris, tous les fabricants procédaient de la même manière. Voici un exemple de ce qu'un technicien Poclain pouvait réaliser. Nous sommes à Dubaï, sur le chantier de création du port "Mina Jebel Ali".
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Par respect pour tous ces gens, les noms ont été volontairement effacés. Le compte-rendu fait un peu plus de 2 pages, pour plus de compréhension je vous en fais une retranscription (seuls quelques mots ne sont pas déchiffrables, veuillez m'en excuser):
J’ai donc comme convenu, fait un petit reportage sur le chantier de Mina Djebel Ali, en ce qui concerne les DEMAG et O&K, avec photos qui suivront.
1: Les DEMAG, H111 et H71, contrairement à ce que l’on croyait et espérait, marchent très bien et Mr S....., plant manager de Balfour Beatty est très satisfait. Chacune a 3 000 heures environ et aucun problème majeur.
Elles travaillent à trois endroits du chantier. Deux machines, une H111 et une H71 dans du sable et sandstone. Godet de la H71: 5 cubic yard environ. L’autre H71 travaille dans du calcaire sans explosion préalable avec un petit godet rétro bien sûr. Efficience 93 à 96 % du temps en 6 × 20 heures par semaine.
2: les RH 75 DUTCO PAULING, j’ai appris qu’ils allaient en recevoir une septième dans trois semaines. Ils sont très mécontents, mais ils ne peuvent plus se dégager, compte tenu des PR et mécaniciens qu’ils ont. J’ai pu passer une demi-heure dans la cabine de l’une d’elle avec l’opérateur anglais, assez fan de Poclain, (il a conduit une SC 150 pendant deux ans) et.........Newcastle
Sur cette machine qui ne vaut rien selon lui, le seul avantage, c’est la cabine, on peut sans se gêner le moins du monde rentrer à trois dedans, avec air conditionné. Autrement il y a systématiquement une machine en panne en permanence. Les problèmes essentiels sont:
- dents de couronne d’orientation et de pignonnerie pour la couronne.
- pompes
- les joints
- biellette du godet.
Les six machines travaillent actuellement dans du sandstone et sable, c’est-à-dire terrain assez meuble. Ensuite vient une couche dure qui est explosée et reprise à la pelle RH 75. Ils travaillent 22 heures par jour et selon le terrain remplissent 150 à 200 dumpers (Euclid R5, 50 tonnes) soit 7 500 à 10 000 tonnes par poste (donc 11 h) ce ce qui correspond à 700 à 1 000 tonnes à l’heure. C'est moyen.
La machine où j'étais avait 1 015 heures, mais beaucoup de problèmes déjà. La simultanéité vérin de flèche- vérin de balancier, très mauvaise. La rotation très lente et le freinage de la rotation mauvais, avec un godet plein, la machine continue environ 1/8 à 1/4 de tour après que le levier de commande soit revenu au point d’arrêt. Nécessite de freiner au pied, ce qui d’ailleurs ne change pas grand-chose. Le balancier… Ça balance beaucoup au bout de la flèche. La translation manque de puissance selon le chauffeur. Ils ont 2 000 h de garantie soit six mois sur ce chantier. Ils excavent 1 million de tonnes/mois soit environ 180 000 tonnes par machine (200 000 compte tenu de celle qui est à l’arrêt) en environ 26 à 28 jours/mois (six jours sur sept) donc environ 9 à 10 000 tonnes par jour par machine sur 22 heures, c’est donc vraisemblablement une efficience de 50 à 60 %.
Ils ont aussi beaucoup d’ennuis pour avoir des PR.
Pour mémoire, j'avais calculé le 23/10/77:
- Un dumper R50 en 3 à 4 minutes
- un godet en 35 secondes (de 35 à 40 s)
les photos suivent sous peu. J’ai vu les dumpers neufs arrivant au chantier de Dutco, ils ont les numéros 51, 52, 53 et 54 (Euclid R50).
Je dois revoir le chauffeur qui me donnera plus tard d’autres précisions. Je lui ai promis que je ferai envoyer à son fils une 90P en modèle réduit. Pouvez-vous vous en charger SVP ?
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Nul doute qu'une fois de plus Poclain aura rendu un enfant heureux.
Je vais donc vous livrer quelques photos des machines observées par notre quidam.
Pour cette dernière photo, je trouve un peu plus croustillant de laisser la légende du reporter-photographe, sans doute Cédric trouvera un début de réponse à son interrogation laissée sur le précédent article au sujet des cabines biplace.
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Peut-être que l'auteur de ce document est toujours parmi nous, idem pour ce chauffeur anglais et qu'ils liront ces quelques lignes. Si c'est le cas, faites le savoir.
Fin de ce deuxième épisode.
Que La Mémoire Vive.
Article lié: 👉 Poclain et la concurrence 1ère partie
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