Poclain 125B version pneus en carrière
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C'est en 1982 qu'est mise sur le marché la 125, "remplaçante" de la 115. Le prototype sera appelé 125 mais les machines produites prendront l’appellation B, comme toutes les machines jusqu'à la 220. Tout d'abord proposée en version chenilles (CK), une version pneus sera ajoutée au catalogue. Avec ses 21 tonnes sur la balance elle devient la plus grosse pelle à pneu du constructeur français depuis l'abandon en 1976 de la 160 P.
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Elle reprend le même moteur que la 115 P, le Deutz 6 cylindres et son gabarit identique à sa devancière tout en bénéficiant de toutes les améliorations de la gamme B. Toutefois, cette pelle en version à pneus ne rencontrera pas le succès escompté contrairement à la version chenilles.
Il y en a eu deux en service dans une carrière bretonne exploitant plusieurs gisements de kaolin, d'où la nécessité de matériels mobiles. Poclain avait publié un reportage sur ces carrières et sur l'exploitation de ce matériel dans une région où les conditions météorologiques sont très changeantes. Je vous le livre ici:
Dans une carrière d'argile, l'ennemi, c'est la pluie. La moindre goutte d'eau transforme tout en bourbier. Les engins s'enlisent et les rendements chutent. De 3000 tonnes/jour la production des deux Poclain 125 B de la Société des Kaolins d'Arvor peut descendre à 1300 tonnes. Et comme les trois carrières de la société sont situées en bordure de l'Océan Atlantique à Kergantic en Ploemeur, près de Lorient...
Dans cette région de France, la pluie sévit du mois d'octobre à mai. Le reste de l'année, les 200 hectares des carrières sont brûlés par le soleil et le plus petit alizé soulève des nuages de poussière. Pluie ou vent, qu'importent les conditions météorologiques, il faut que les engins passent pour alimenter l'usine de traitement du minerai. Alors, on empierre et on remblaie en permanence. « D'une carrière à l'autre et même d'une veine à l'autre, les qualités de kaolins varient très rapidement. On ne peut donc pas constituer de stocks tampons.
On sonde en permanence. Chaque prélèvement opéré est ensuite analysé et les résultats communiqués à l'usine qui planifie sa production en fonction de la qualité de la matière première qu'elle va recevoir. » Jacques Choux, 30 ans, géologue et chef du service extraction vit avec la météo. Quand il pleut tout le monde patauge dans une sorte de pâte collante et quand le soleil brille on mange de la poussière du matin au soir. De toute façon, la carrière étant à moins 42 mètres soit 15 mètres sous le niveau de la mer et à moins 2 mètres par rapport à la nappe phréatique, il faut pomper, quelle que soit la météo, environ 120 à 125 mètres cubes par heure. Et cela n'empêche pas que les pelles Poclain soient constamment à demi ensevelies dans une sorte de boue blanchâtre.
Les stériles représentent environ 70 % du minerai. Essentiellement composés de sable et de mica, ils servent de remblai. Toute la journée, les dumpers tournent à pleine charge, à l'aller ils transportent le minerai et au retour le remblai. Près de la pelle un bull nivelle et compacte au fur et à mesure le chemin pour les camions. Parfois, l'un des dumpers glisse et s'enlise. Pour le sortir, rien de plus simple. On fait appel à la Poclain la plus proche et le tour est joué
Dur examen de passage ! 1976 est une grande date pour Poclain et les Kaolins d'Arvor. C'est en 1976 que l'usine de traitement du minerai est mise en route et que le redressement de la société est achevé. À l'époque, la société exploitait 4 points d'extraction avec 4 pelles dont 2 à câble. « Nos objectifs étant d'une part d'accroître notre production et d'autre part de réduire nos effectifs afin d'augmenter notre productivité.
« Nous avons décidé d'investir dans du matériel de carrière », se souvient Michel Stellatelli, l'actuel directeur technique et administratif de l'entreprise. Les objectifs sont simples : passer en extraction de 165 000 à 300 000 tonnes et en couvrir les 4 lieux d'exploitation à l'aide de 2 moteurs seulement alors qu'auparavant il fallait une pelle par site. Critères de sélection des moteurs : la puissance et la mobilité, donc la puissance sur pneus. La direction décide de juger sur pièce et d'organiser des séances d'essais comparatifs. Toutes les grandes marques sont mises en compétition. Les essais commencent. Tout est testé : la puissance, la maniabilité, la robustesse, la stabilité, les performances. Poclain l'emporte. Aujourd'hui, 7 ans après, pour Michel Stellatelli, le bilan est positif. Les 2 Poclain 125 P B assurent sans problème l'exploitation de 5 carrières. « Nous gardons notre troisième Poclain en réserve. Aujourd'hui, avec le recul de l'expérience, j'ai vraiment le sentiment en choisissant Poclain d'avoir acheté la meilleure pelle sur le marché », conclut Michel Stellatelli
Si vous souhaitez en apprendre un peu plus sur ces carrières bretonnes, je ne peux que vous encourager à les découvrir dans cet excellent article: Les Kaolins de Ploemeur
Que La mémoire Vive.
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