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Publié par Pascal

 

Parmi toutes les revues éditées par Poclain, il y a ce bimensuel, Poclain Journal.

 

 

 

 

Si InterPoclain est diffusé aux clients, ce journal est lui réservé au personnel. Il y a, dans tous ceux auxquels j'ai eu accès des tas d'informations qui vont de la vie économique ou administrative de l'entreprise, les médaillés, les nominations etc etc et très régulièrement une rubrique miniatures. J'y reviendrai dans quelques temps tant cela peut paraitre étonnant.

Parmi toutes ces infos, il y a eu un article diffusé en mars 1980 sur la fabrication française des modèles Poclain chez SIJAM, sur lequel je me suis basé:

"Qu'ils soient considérés comme de simples jouets ou comme pièces de collection, les modèles réduits ont une place tout à fait privilégiée. Jusqu' à ces dernières années, le fabricants ne proposaient que des voitures ou des camions, et bien peu d'engins de travaux publics, ces derniers étant souvent bien éloignés de la réalité.

On peut affirmer également que Poclain a été, dans ce domaine également, un précurseur, puisqu'il a été un des premiers à comprendre que ces modèles réduits étaient des ambassadeurs publicitaires irremplaçables pour présenter une gamme presque complète de ses fabrications (on se souvient des modèles BOURBON en plastique au 1/43).

Tenant compte de la demande de nos clients, nous avons opté pour des modèles en métal et adopté l'échelle normalisée pour les engins de TP au 1/50.

C'est la fabrication de ces miniatures que nous présentons aujourd'hui, persuadés que beaucoup de ceux qui fabriquent les vraies machines seront intéressés et qu'ils découvriront très vite que le processus de fabrication est très voisin, tout en étant plus simple et sans hydraulique, bien entendu.

LE BUREAU D’ÉTUDES

Comme chez nous, tout commence par le B.E. A partir des plans fournis, il réalise un prototype à la main. Ce dernier est très important puisqu'il sert à montrer comment la réalité sera interprétée, ce que l'on doit simplifier, voire supprimer, et si les proportions générales sont bien respectées. Ce prototype nous est confié, et, après discussion avec le B.E pelles intéressé par le modèle, il est retourné avec le "bon à fabriquer" ou avec quelques modifications demandées. Il est ensuite analysé pour déterminer le nombre de pièces à réaliser, comment les relier ensemble afin de faciliter le montage de la miniature. C'est la phase industrialisation, le bureau d'études dessine alors les moules de chaque pièce.

 

LES MOULES

La fabrication des moules est la phase la plus délicate. Deux procédés sont utilisés, une méthode traditionnelle qui consiste à usiner un morceau d'acier spécial à la fraise montée sur un pantographe (photo ci-dessous). Celui-ci suit les contours du prototype réalisé en résine araldite (technique utilisée aussi à Verberie sur certaines machine-outils).

 

La seconde par électro-érosion, technique plus moderne où la pièce est attaquée par une électrode qui grignote l'acier à l'intérieur d'une cuve d'huile.

Les moules étant réalisés, ils seront testés afin de s'assurer de la conformité des pièces moulées (épaisseur, aspect de surface, détails etc. etc.). Ces pièces réalisées sont alors soumises au bureau d'études Poclain qui pourra alors accorder le "bon à tirer" définitif.

LA FABRICATION

La fabrication en série peut alors commencer. Les lingots de zamac (alliage de zinc et d'aluminium) sont fondus à 400 °C, l'injection de ce métal se faisant alors sous pression dans les moules. Les pièces injectés sont sorties à la pince.

 

Avec les canaux de coulée, elles forment des grappes qu'il faudra, après refroidissement, séparer. C'est l'égrappage qui se fait manuellement. Les pièces sont ensuite introduites dans une cuve vibrante dans un mélange de petits cônes de schiste, d'eau et de poudre abrasive. Elles seront de cette façon poncées finement et prêtes à être peintes.

Certaines pièces seront assemblées par rivetage avant peinture.

 

 

LE MONTAGE

C'est sur la table d'assemblage que les pelles prendront vraiment forme. Après le montage de la cabine, des chenilles, de l'équipement, il ne reste plus qu'à passer aux éventuelles retouches. Chaque machine est reprise et après un ultime contrôle, prête à partir. C'est alors l'emballage et le conditionnement en carton.

 

Comme les vraies machines, ces mini-pelles vont partir vers des destinations très lointaines pour le plus grand bonheur de tous.

 

Pour finir, au catalogue de novembre 1981, la 1000 M1 rétro, soit le modèle le plus recherché en 2021 était vendu comme "ancien modèle" (la M2 arrivait au catalogue) au prix astronomique de 80 Frs.

Pour les plus jeunes, après consultation de ma fiche de paie de cette année là où j'avais travaillé chez Bourdin & Chaussée, je gagnais 20 frs de l'heure.  Je vous laisse méditer. Mais j'y reviendrai plus tard dans un autre article. N'hésitez à vous abonner pour recevoir les articles dès leurs mises en ligne.

Que La Mémoire Vive.

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F
il y a aussi ,dans un interpoclain ,un article sur BOURBON et la fabrication de la hc 300,et effectivement on retrouve regulierement dans les poclain journal des articles sur les minis y compris ceux de la concurence.
merci pour cette piblication
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